L’historique
La fusion des communautés de communes de Lacq, Lagor, Monein et Arthez de Béarn est l’aboutissement de près de 20 ans de réflexion commune. De la création du District de la Zone de Lacq en 1974, à la constitution du SMPL en 2003, les élus ont appris à travailler ensemble au sein d’un territoire cohérent.
Le territoire a su faire face à l’industrialisation du Bassin de Lacq. Puis, des générations d’élus ont su dépasser les frontières des sites industriels pour gérer, ensemble, l’évolution économique et sociale du bassin, améliorer la vie des habitants et préserver l’environnement.Une solidarité financière (taxe professionnelle unique) fut créée entre les différentes communes du territoire et un espace cohérent et uni a vu peu à peu le jour.
Cette construction commune, il convenait de la parachever, pour bâtir une communauté de communes par fusion des quatre communautés existantes.
Les dates clés de la fusion
▪ 1er juillet 1974 : création du District de la Zone de Lacq par arrêté préfectoral. Il regroupait 16 communes et 19 000 habitants.
▪ Février 1993 : mise en place d’une « marguerite » d’intercommunalités en créant, autour du district de Lacq, trois nouvelles communautés de communes, celles de Lagor, Monein et Arthez de Béarn.
▪ Novembre 2003 : création du Syndicat Mixte du Pays de Lacq qui regroupait les communautés de communes d’Arthez de Béarn, Lacq, Lagor et Monein. Ce Syndicat a permis aux quatre communautés de communes d’exercer ensemble un certain nombre de compétences et a renforcé l’idée qu’il fallait à terme aboutir à une fusion.
▪ Septembre 2009 : les cabinets Heymes et Landot ont mené une étude pour mesurer l'impact de l'élargissement sur les plans juridique, économique, social et financier. Ils ont donné les conclusions lors d'un séminaire des élus.
▪ 12 décembre 2009 : séminaire où les élus du Bureau et les Maires de la communauté de communes de Lacq ont donné à l'unanimité un avis de principe favorable à l'élargissement de la collectivité.
▪ Mai 2010 : délibération des communes approuvant la modification des statuts des communautés de communes d'Arthez-de-Béarn, de Lagor et Monein pour adapter leurs compétences à celle de la communauté de communes de Lacq.
▪ Mercredi 30 juin 2010 : délibération des conseils municipaux approuvant à l'unanimité le lancement de la procédure de fusion.
▪ Jeudi 8 juillet 2010 : arrêté préfectoral délimitant le périmètre de la future intercommunalité.
▪ Lundi 26 et mardi 27 juillet 2010 : délibération des 4 conseils communautaires et des 47 conseils municipaux approuvant la fusion et les futurs statuts de la nouvelle intercommunalité. Cette étape est indispensable dans le processus puisqu'elle permet d'officialiser la fusion.
▪ Jeudi 4 novembre 2010 : arrêté préfectoral créant officiellement la nouvelle communauté de communes de Lacq.
▪ Samedi 1er janvier 2011 : fusion des 4 communautés de communes qui forment désormais une seule entité : la communauté de communes de Lacq.
Les enjeux de la fusion
La création de cette intercommunalité répond à plusieurs objectifs :
1 – Une communauté de destin à l’échelle d’un territoire
• Diversifier l’économie du territoire : pour préparer la reconversion du bassin après l’épuisement du gisement de gaz prévu fin 2013, il est impératif de diversifier les secteurs économiques. En fusionnant avec des territoires à vocation plus agricole et touristique, la communauté de communes de Lacq gagne en foncier et s’ouvre à de nouvelles activités. De plus, la fusion va permettre un rapprochement, déjà amorcé en 2008 par l’implantation de l’usine Abengoa, entre l’industrie, l’agriculture et l’agroalimentaire.
• Instaurer une solidarité territoriale entre les communes qui n’ont pas toutes bénéficié des ressources procurées par les implantations industrielles alors qu’elles en subissaient les nuisances et les risques. Scolarité, logement, maîtrise de l’énergie,… tous les habitants bénéficieront des mêmes services.
• Harmoniser les services publics : entretien de la voirie, aménagement numérique du territoire, collecte et valorisation des déchets, conseils techniques gratuits en matière d’urbanisme, d’habitat ou d’environnement, les 250 agents de l’intercommunalité seront au service des 35 000 habitants.
2 – Un poids plus affirmé à l’échelle du département
• La plus grande intercommunalité du département : avec ses 534 km² de superficie, la nouvelle communauté de communes de Lacq s’inscrira comme une des plus grandes communautés de communes de France et comme la plus importante collectivité des Pyrénées Atlantiques. Cette nouvelle communauté de communes s'inscrira géographiquement dans un espace renforcé entre les pôles de l'agglomération paloise et de celle de Bayonne Anglet Biarritz et pèsera un poids plus important encore au sein du département des Pyrénées-Atlantiques.
• Un poids économique renforcé : la communauté de communes de Lacq représente à elle seule 25% de la richesse départementale. Les principales entreprises du complexe de Lacq, deuxième bassin industriel le plus important du Sud-Ouest, y sont implantées. La nouvelle dimension de cette collectivité lui donnera les moyens de négocier avec les principaux acteurs publics et économiques. Elle pourra ainsi, s’engager dans des projets d'envergure qui répondront aux enjeux de développement d’un vaste territoire.