L'arrêt de l'exploitation de l'unité Celanese de Pardies doit intervenir le
30 novembre prochain. Cette fermeture bouleverse et fragilise le schéma industriel qui préexistait sur le pôle chimique de Pardies depuis plusieurs décennies car Yara, Air Liquide et Celanese s'échangaient des produits comme l'eau, la vapeur, l'alimentation électrique, etc.
Pour maintenir Yara et Air Liquide, deux problèmes devaient être résolus :
- le transfert des utilités de Celanese vers ses deux voisins,
- la réduction des coûts d'exploitation de l'unité Yara, qui subit de plein fouet la perte d'un
client, Celanese.
Depuis mai 2009, la CCL a entamé avec les industriels concernés, avec la Sobegi, Chemparc, l'Etat, et avec l'appui du Département et de la Région, une série de discussions pour formaliser un schéma d'organisation qui consolide les usines Yara et Air Liquide.
Ainsi a-t-il été décidé de réaliser un réseau-vapeur dont le coût est de 4 millions d'euros et dont la maîtrise d'ouvrage sera assurée à 100 % par la communauté de communes de Lacq. Ce réseau reliera la plateforme de Pardies à celle de Mourenx et permettra ainsi à Yara de valoriser sa vapeur et de rééquilibrer ainsi ses comptes d'exploitation.
Avec les deux industriels restants, Yara et Air Liquide, sera créée une Association Syndicale Libre (ASL) qui gèrera un certain nombre d'utilités pour le bénéfice de Yara et Air Liquide, ainsi que pour d'autres industriels situés sur le circuit du réseau.
Le conseil de communauté de communes de Lacq se prononcera solennellement le 18 décembre sur cette nouvelle organisation.


